Voici
le taureau marron
mis à mort 8 fois !
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Corrida
: vivre « avec ça »
Comme
on ne choisit pas nécessairement son lieu de vie, je voudrais
tout d’abord assurer de ma profonde compassion les habitants
anticorrida d’Alès, Arles, Bayonne, Béziers, Carcassonne,
Dax, Fenouillet, Floirac, Fréjus, La Brède, Mont-de-Marsan,
Nîmes, Rieumes, Vic-Fezensac, etc. — au total, 71 villes et
villages de France —, qui doivent, durant une bonne partie
de l’année, vivre en sachant que, dans leur ville même, sont
organisés des spectacles barbares d’un autre temps dans lesquels
des taureaux, animaux magnifiques et pacifiques, sont torturés
puis mis à mort par des brutes machistes vêtues du ridicule
« habit de lumière ».
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Au nom d’une
« tradition » et sous un pseudo-alibi « culturel », alors
que la tauromachie n’est que la mise en scène de la souffrance
et de la mort exercées sur un animal que ses tortionnaires
prétendent « aimer ». Les lecteurs qui ont une impression
de « déjà-lu » ne se trompent pas, il me semble effectivement
bon de rappeler régulièrement que ce genre de cruauté
existe toujours.
Et si on proposait l’abolition de la corrida ? C’est justement
la proposition de loi qui fut déposée à l’Assemblée nationale
le 8 juin 2004 par Muriel Marland-Militello, députée des
Alpes-Maritimes.
Le CRAC (Comité radicalement anticorrida), tél. : 06 75
90 11 93 (Jean-Pierre Garrigues, président), 04 67 01
23 29 (Thierry Hély, vice-président), met à votre disposition
une pétition anticorrida.
Luce
Lapin - CHARLIE HEBDO
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Texte
de la pétition : « Nous, soussignés, considérant
que l’existence et la recrudescence de la barbarie tauromachique
ne sont pas dignes d’un pays dit civilisé et sont en contradiction
avec l’essence même de la république et de la démocratie,
demandons l’abrogation de l’alinéa 3 de l’article 521.1 du
Code pénal, qui tolère que des sévices graves et des actes
de cruauté soient infligés à des animaux sous couvert de tradition
locale. La pratique tauromachique est en contradiction totale
avec le principe d’une république une et indivisible, puisque
ce qui est réprimé par une amende de 30 000 euros et par deux
ans de prison sur l’essentiel du territoire français est permis
par la loi sur une petite partie du sud de la France. Comme
l’énonce le magistrat Gérard Charollois : “On ne réglemente
pas la torture, on l’abolit !” Dans l’attente de cette abrogation,
nous exigeons l’interdiction immédiate de l’accès des arènes
lors des corridas aux mineurs de moins de dix-huit ans. En
effet, par son caractère obscène, la vision de scènes de torture
est bien pire que les images dites pornographiques. Par ailleurs,
la contemplation morbide de ces actes d’une cruauté inouïe
par des enfants en pleine construction affective est intolérable
et extrêmement dangereuse. »
C.R.A.C
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Tableau
de Thierry Hély, vice-président du CRAC
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