|
"Un
peu de soleil dans l'eau froide"
|
||
![]() |
Mais si ! en 2005, « on » trouvera encore et pour longtemps, malgré les lois, un animal-kleenex pour une ou deux saisons et « on » le jettera… de préférence en juin (bizarre !), pour quelque misérable raison. Juin, quel joli mois : enfin les jours les plus longs, les nuits douces, l’air léger, les fleurs, les oiseaux… et les portées de chatons et de chiots indésirés (bien sûr) et rejetés au bout de quelques semaines dans les bois, les rues ou les refuges (« on » a attendu un peu, c’est tellement mignon tout petit…). Eux, les refuges… ils sont là pour ça… « Ils » n’ont plus de place, « ils » n’ont plus d’argent, mais c’est pas grave, c’est pas un problème : « ils » sont là pour ça. Et le bel été que chacun attend devient la saison-galère des refuges avec les soins permanents aux tout-petits si fragiles, si prompts à tomber malade et à mourir, souvent, dans nos bras ! Il aurait suffi pourtant, en amont, en cette saison d’hiver, d’apporter un peu de soleil aux responsables des refuges : la stérilisation des chattes et des chiennes –petit effort financier- qui aurait permis d’éviter les souffrances et les angoisses des étés dans les refuges… Mais sans doute sommes-nous condamnés à ne jamais rêver « d’un peu de soleil dans l’eau froide » puisque tous les ans c’est pareil. Monique Chevalier, Trésorière du refuge de Beauregard | |
Au refuge, en ce mois de février, le moral est dans les chaussettes : trop d’abandons, trop de frais, trop de souffrance animale, trop de sentiment d’impuissance… Le froid et les nuits interminables ajoutent une note grinçante à ces maux quotidiens, banals des refuges…On pourrait pourtant espérer que la saison d’hiver soit plus calme chez nous : les grandes vacances sont encore loin, le cocooning avec l’animal de compagnie devrait faire recette ! Point du tout : les sports d’hiver ou les séjours exotiques au soleil dont devenus obligés pour tous les esclaves de la pub, de la consommation (dont les « mauvais » maîtres font naturellement partie…) et voilà Médor et Félix restés au bord de la route c’est-à-dire dans les refuges (au mieux ? au pire ?) Pas grave ! « On » en reprendra un à la prochaine saison… C’est tellement facile : « On » en trouve partout et même des « gratuits », sans tatouage, sans vaccins, sans identité, sans contrôle sanitaire… |
||