LES PRINCIPALES AFFECTIONS UTERINES CHEZ LA CHIENNE

INTRODUCTION

La pathologie utérine ou la métropathie revêt un intérêt particulier compte rendu de sa fréquence d’une part et traitement de choix qu’est dans la plupart des cas l’ovario-hystérectomie qui condamne la vie reproductrice de la femelle d’autre part.
La métropathie est subdivisée en deux parties, la première concerne les affections congénitales qui est plus rare et la deuxième partie s’intéresse à pathologie acquise.
Dans ce document on étudie les principales maladies acquises qui sont les plus fréquentes et qui peuvent être infectieuses ou non infectieuses.
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LES METRITES

DEFINITION :
Il s’agit d’une inflammation de l’utérus en rapport le plus souvent
avec la mise bas ou l’avortement, ou parfois une complication d’une affection utérine. La maladie se présente en générale sous deux formes : aiguë et chronique.
METRITE AIGUE :
Cette pathologie est très fréquente pendant la phase purpurale ou suite à une rétention placentaire.
Symptômes :
1- Signes généraux :
Apparaissent 2 à 3 jours après la mise bas ou l’avortement exceptionnellement plus tard
• Une hyperthermie avec les symptômes de cortège fébrile notamment de
l’anorexie, abattement, inappétence prostration, tachypnée et tachycardie ;
• La chienne semble désintéressée à sa portée, mortalité des chiots ;
• Parfois des troubles gastro-intestinaux peuvent être notée à savoir les vomissements.
2- Signes spécifiques :
• Ecoulement vulvaire brun verdâtre peu abondant à odeur fétide constitué
du pus, sang et débris fœtaux ou placentaires ;
• Palpation abdominale révèle une douleur, la consistance de la matrice est flasque avec un volume augmenté ;
• Une diminution voire même arrêt de la sécrétion lactée.
3- Evolution de la maladie :
• Une péritonite ;
• Une gangrène utérine si les germes en cause sont anaerobiques ;
• Une septicémie purpurale survenant quelques heures après le part, on
assiste à une fièvre de 41.5°c ;
• Lorsqu’il s’agit des germes peu pathogènes, l’évolution en absence de
traitement se fait vers une métrite chronique.
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METRITE CHRONIQUE :


Cette entité pathologique est relativement plus rare, en général, il
peut être due à une métrite aiguë insuffisamment ou non traiter et donc
compliquer , ou due à un dérèglement hormonale qui peut être spontanée ou
iatrogène, ou due à une invasion par des germes peu virulents ou lors de métrite
tuberculeuse, cette dernière est plus rare.
Symptômes :
• Atteinte de l’état générale
• Ecoulement abondant (moins important par rapport au pyomètre)
rougeâtre ou lactescent on parle de d’une coloration brun-jaunatre avec
une odeur nauséabonde.
• La palpation abdominale indique une dilatation avec une consistance
dure de l’utérus.
• S’il s’agit d’une endométrite chronique la muqueuse vaginale est rose
pâle hyperplasiée plus ou moins plissée (vue avec vaginoscope) ; la vulve est oedématié.
• Radiologie : utérus dilaté,
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HYPERPLASIE GLANDULO-KYSTIQUE :
1- Etiologie :
L’hyperplasie glandulo-kystique est due à un déséquilibre hormonal
aboutissant à une hyperoestogènemie.
2- Symptômes :
La maladie apparaît un mois ou plus après les chaleurs, elle se
manifeste par une atteinte de l’état général, la vulve est oedématiée laissant échapper un écoulement séro-muqueux, l’utérus est hypertrophié à la palpation.
La chienne attire les mâles
Les lésions notés sont un utérus très congestionné épais remplie de
mucus claire et un endomètre à aspect gélatineux.
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METRORRAGIE ESSENTIELLE :


Définition :
Une métrorragie est une hémorragie d’origine utérine, elle peut être
physiologique pendant le pro-oestrus et pendant les chaleurs mais avec une
importance moindre. En revanche cette hémorragie peut être due a : des tumeurs vaginale très irriguées qui peuvent saigner, ou un avortement, ou une subinvolution des zones d’insertion placentaire. Mais fréquemment elle est due à un dysfonctionnement endocrinien appelé la métrorragie essentielle.
Symptomatologie :
Cette affection est observée souvent chez des chiennes de 7 à 8 ans d’âge.
Au début de l’affection l’écoulement est séreux claire et peu abondant, en suite il devient muqueux rouge ou brun jaunâtre plus abondant et claire (2 à 5 jours), et enfin il prend la coloration rouge foncée avec une consistance de sang en nature avec des caillots sanguins. Ces écoulements sont
intermitants et augmentent pendant le décubitus.
Les écoulements sont accompagnés d’un œdème de la vulve, la muqueuse vaginale est rose pâle et hyperplasiée. A la palpation abdominale on note une douleur atroce et une hypertrophie.
L’atteinte de l’état générale n’apparaît pas au début de l’affection
mais peu à peu avec un amaigrissement et des poils ternes.
Les lésions observée sont une augmentation de diamètre de la
matrice qui peut contenir du sang, une paroi épaissie avec une congestion
hémorragique de l’endomètre.
Pronostic :
La gravité de pronostic varie selon la cause. Il est bénin lors d’avortement ou subinvolution des zones d’insertion de placenta ou lors d’induction thérapeutique. Cependant il est grave lors de métrorragie non traitée à temps ou déjà compliquée.
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LE PYOMETRE
Définition :
Le pyomètre est une accumulation du pus dans la cavité utérine, il
survient pendant le metoestrus, il résulte d’un déséquilibre hormonal qui se manifeste aussi bien sur l’état général que sur les organes génitales et extra génitales (rein, foie et cœur).
Etiologie :
Le pyomètre est une maladies des chiennes âgées de 6 à 8 ans,
survient lors de metoestrus 3 à 6 après la fin des chaleurs.
Facteurs secondaires :
• Une infection secondaire favorisée par la longueur de l’œstrus et celle
des cornes qui empêche une vidange complète de l’utérus, et lors de
metoestrus le milieu devient favorable pour une pullulation bactérienne.
• Œstrogène qui augmente la vascularisation de l’endomètre et la
croissance de la muqueuse, relâchement cervical et une migration des leucocytes.
Symptômes :
La maladie passe par deux phases, dont la première est une phase
d’inflammation aiguë qui s’écoule insidieusement et la phase de toxémie
caractérisée par une atteinte de l’état général ainsi on note l’abattement, la
prostration, anorexie, poil terne, déshydratation et rarement de l’hyperthermie.
En plus on a des signes digestifs : des vomissement et de la diarrhée
et le syndrome de polyurie polydipsie parfois accompagner d’anurie.
Pour les symptômes locaux il a lieu de séparer deux situation selon l’état du col :
Pyomètre à col fermé :
on ne peut relever dans ce cas qu’une distension remarquable de l’estomac, la palpation abdominale est difficile, elle indique la présence d’une masse pâteuse occupant l’abdomen, mais là les symptômes généraux sont alarmants.
Pyomètre à col ouvert :
Il y a un écoulement purulent, le pus peut être fluide ou épais brun
jaunâtre, plus au moins abondant parfois intermittent accentué surtout au décubitus, la vulve est œdématiée. A la palpation transabdominale l’utérus est augmenté de taille à consistance généralement indurée. Les symptômes
généraux sont moins alarmants.
Evolution :
L’évolution vers une guérison spontanée est très rare, mais fréquemment le pyomètre évolue soit vers la chronicité (diagnostic difficile et plus tardif) soit vers des complications.
les complications rénales sont les plus fréquentes et les plus graves, ceci par l’installation d’une insuffisance rénale aiguë due à une diminution de
flux sanguin suite à la déshydratation.

 

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